Astrologie, Thème Astral, Prévisions, Etude du caractère,
Ascendant, Horoscope

L'origine de l'astrologie se confond avec la nuit des temps... Dès les premières
civilisations, l'homme a regardé et étudié le ciel, que ce soit pour en tirer
des présages, les phénomènes célestes étant la manifestation de la volonté des
dieux, ou pour mesurer le temps, le cycle du soleil et de la lune étant à la
base des premiers calendriers. N'oublions pas que ce sont les phénomènes
astronomiques qui nous servent à mesurer et découper le temps, et qu'ils sont à
la base de la notion de journée, d'année ou de mois.
« La Mésopotamie a été incontestablement le berceau des civilisations du
Proche-Orient. C'est là qu'est née une astronomie fondée sur des observations
systématiques et soigneusement consignées.
Au sud du pays vivait au 4e millénaire le peuple non sémitique
des Sumériens qui fonda des villes, creusa des canaux, édifia des temples et
atteignit un niveau élevé de civilisation. Au nord vivaient les Akkadiens,
peuple sémitique qui, après avoir conquis vers
2.300 av. J.C., sous le règne de Sargon Ier, les cités souveraines des
Sumériens, adopta leur écriture et leur science astrale. De cette
interpénétration pacifique de deux civilisations, à laquelle participèrent
également vers 2.000 av J.C. les Amorrhéens,
sortirent une civilisation et une doctrine astrale suméro-babyloniennes qui
influencèrent non seulement les pays voisins, mais aussi l'Egypte et la Grèce,
et même l'Inde et la Chine. »
(cf Wilhelm Knappich, « Histoire de l'Astrologie »).
On a retrouvé dans les ruines de l'ancienne Ninive plus de 25.000 tablettes
d'argile
représentant la plus ancienne bibliothèque du monde, et parmi elles 4.000
tablettes de la collection des présages du roi Assourbanipal, qui régna sur
l'Assyrie et sur Babylone de 669 à 626 av J.C. Déjà des aphorismes étaient liés
à la position des planètes.
Vers le Ve siècle avant J.C., les Babyloniens utilisaient pour leurs mesures
astrales un cercle gradué de 360 , divisé en 12 parties égales de 30 , autrement
dit un Zodiaque.
Cela correspondait avec leur calendrier annuel de 12 mois de 30 jours.
Leur civilisation périclitant, les astrologues Babyloniens quittèrent ensuite
peu à peu leurs observatoires et leurs écoles d'astrologie pour essaimer dans de
nouvelles civilisations alors rayonnantes, comme l'Egypte ou la Grèce.
La rencontre de l'astrologie chaldéenne avec l'esprit rationnel grec, leur
philosophie naturaliste, leur classement des phénomènes humains en 4 éléments
hérité d'Hippocrate fit naître l'astrologie hellénistique; les Grecs
structurèrent l'astrologie, l'intégrèrent dans
leur système qui survécut aux siècles et est, encore aujourd'hui, le fondement
de l'astrologie moderne.
Puis l'école d'Alexandrie, nourrie des connaissances égyptiennes et
grecques, rayonne sur le monde culturel de l'époque. Euclide y rédige son traité
de géométrie, Eratosthène mesure la circonférence de la Terre et Hipparque
découvre la précession des équinoxes, conduisant au décalage entre les signes du
Zodiaque et les constellation. Le
zodiaque sidéral, qui prend pour point de départ une étoile fixe, est alors
remplacé par le zodiaque tropical, qui commence avec le point vernal (0 ) de
l'écliptique. (Sauf en Inde, où les astrologues hindous continuèrent à
travailler avec un zodiaque sidéral, système qui
refait des émules en France aujourd'hui).
Dès le 1er siècle av J.C., l'astrologue n'a plus besoin d'observer lui-même le
ciel, il a à sa disposition des almanachs, des éphémérides et des tables lui
permettant de dresser une carte du ciel; l'Ascendant, point du zodiaque qui se
lève à l'Est, est encore appelé
« horoscope ».
Un des plus anciens traité systématique d'astrologie, le « Tetrabiblos », écrit
à Alexandrie par Ptolémée vers 150 de notre ère, rassemble les connaissances de
l'époque, les codifie et reste, encore aujourd'hui, une des bibles de
l'astrologie.
La carte du ciel, d'abord divisée en 4 quadrants, puis en 8 (l'octotopos de
Manilius et de
Firmicus), était alors divisée en 12 Maisons, comme aujourd'hui.